
Des voix d'ados tout juste mûres partagent une solitude obscure et nocturne d'une fille déboussolée. J'ai faim, petit/ grand creux détestable de début/ fin de soirée. Ils tournent et crépitent, poussiéreux, fanatiques, ardents, criards, et animent mes pensées. Plus de deux heures que je tripote mon Samsung dans l'espoir d'une alerte, d'une vibration courte ou longue, saccadée ou constante, mais zéro. La nuit défile, mon ampoule grésille comme un cd rayé. Longtemps que je scrute la fenêtre, avec l'envie de m'échapper. Mais ce serait la chute, courte et bruyante, fatale et désastreuse, d'une nuit d'été. La basse ronfle et bourdonne, j'ai l'estomac meurtri.



